Résumé de la réunion du Comité Santé avec les représentants du Ministère de la Santé
Le 27 janvier 2025, la représentation du Comité Santé a eu l’occasion de rencontrer les représentants du Ministère de la Santé (MZ). Du côté du MZ, ont participé à la réunion :
- Katarzyna Drążek-Laskowska, Directrice du Département de la Coopération Internationale,
- Kinga Sieńko-Wójtowicz, Cheffe de l'Unité de l'Union Européenne au Département de la Coopération Internationale,
- Joanna Pytlarz, Experte principale à l'Unité de l'Union Européenne au Département de la Coopération Internationale,
- Łukasz Borek, Chef par intérim de l'Unité du Développement de l'Innovation au Département de la e-Santé,
- Katarzyna Piotrowska Radziewicz, Directrice du Département de la Politique Pharmaceutique et des Médicaments.
La réunion visait à mettre en lumière les enjeux clés du système de santé, notamment en matière de prévention, dans le contexte de la Présidence polonaise en cours au Conseil de l’UE.
Les représentants de la CCIFP ont souligné que la prévention joue un rôle essentiel dans la construction d’un système de santé résilient et durable, apportant à la fois des bénéfices sanitaires et économiques. Investir dans la prévention, notamment en élargissant les programmes de dépistage, constitue un pilier fondamental d’une gestion efficace de la santé publique, en particulier face aux maladies rares, aux cancers, aux maladies de civilisation et aux affections chroniques du système respiratoire.
Des exemples d’actions préventives en Pologne, comme l’élargissement du panel de dépistage néonatal à de nouvelles maladies, notamment les maladies de surcharge lysosomale, ainsi que le programme de dépistage de l’hypercholestérolémie familiale, qui pourrait être introduit cette année lors du bilan de santé des enfants de 6 ans, constituent des avancées majeures pour améliorer le diagnostic précoce et le traitement. Ces mesures contribuent à réduire la charge sanitaire et les coûts des soins de santé.
Le renforcement des systèmes de prévention, ainsi que la promotion des vaccinations et l’éducation de la société, devraient devenir des priorités afin non seulement d’améliorer la qualité de vie des citoyens, mais aussi de réduire les charges financières des systèmes de santé. Grâce à sa présidence, la Pologne a l'opportunité de jouer un rôle de leader dans ces initiatives au niveau européen, en promouvant la santé publique et le développement durable.
L'agenda de la réunion a inclus les sujets suivants :
- Le diabète, une maladie à laquelle sont confrontés les citoyens de l'Union Européenne, représente un domaine dans lequel nous pouvons également œuvrer pour le développement de la prévention. Le premier pas a déjà été franchi avec l'introduction du dépistage de l'hypercholestérolémie dans le bilan de santé des enfants de 6 ans, conformément aux recommandations des experts médicaux. La prochaine étape pourrait consister à ajouter le dépistage des anticorps contre le diabète de type 1. Cela permettrait une surveillance adéquate et la prévention des conséquences graves de cette maladie.
- Les maladies pulmonaires, dans le contexte de facteurs de stress tels que l'épidémie de grippe et le virus respiratoire syncytial (VRS), représentent un défi majeur pour la santé publique. Le taux de vaccination dans les pays européens n'est pas encore suffisamment élevé, et nous devons unifier nos efforts pour encourager les populations à se faire vacciner. Les infections par le VRS constituent un défi sanitaire sérieux, ayant un impact énorme sur les nourrissons, leurs familles et les systèmes de santé à l'échelle mondiale. Le VRS est la principale cause d'hospitalisation chez les nourrissons de moins d'un an, et la majorité des cas graves concernent les enfants lors de leur première saison de VRS. De plus, l'infection par le VRS ne touche pas seulement les nourrissons à risque, comme les prématurés, mais aussi les enfants en bonne santé nés à terme, ce qui rend la prévention ciblant uniquement ces groupes insuffisante. Le virus entraîne de nombreuses hospitalisations, consultations ambulatoires et problèmes de santé à long terme, y compris un risque accru de développer de l'asthme et d'autres complications respiratoires. En plus de la charge sanitaire, l'infection par le VRS génère des coûts économiques et émotionnels importants pour les familles, qui doivent consacrer du temps à prendre soin de leurs enfants. Par conséquent, une prévention universelle et complète, telle que l'utilisation d'anticorps monoclonaux, est une stratégie essentielle pour lutter contre ce virus, réduisant les hospitalisations, prévenant les complications et allégeant la charge des systèmes de santé.
- La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) est l'un des principaux problèmes de santé en Europe, représentant la troisième cause de décès dans le monde. Cette maladie, ainsi que d'autres maladies chroniques des voies respiratoires, réduit considérablement la qualité de vie et peut entraîner une mort prématurée, notamment chez les groupes à haut risque, tels que les personnes âgées. Les changements climatiques aggravent la santé des personnes atteintes de BPCO. On prévoit qu'à l'horizon 2050, le nombre de décès liés aux maladies respiratoires augmentera d'environ 250 000 décès supplémentaires chaque année. De plus, la vaccination contre les agents pathogènes des voies respiratoires joue un rôle crucial dans le traitement de la BPCO, en réduisant le nombre d'exacerbations. L'OMS recommande de renforcer les systèmes de santé, de financer les programmes de vaccination et d'augmenter les dépistages afin de réduire la charge liée à la BPCO.
La réunion a également été l'occasion de présenter aux représentants du Ministère de la Santé le chapitre de la Blanche Livre dédié à la protection de la santé. Il constitue le fruit de plusieurs mois de travail des entreprises membres et des experts en matière de santé, mettant en lumière les aspects juridiques et pratiques les plus importants liés au secteur de la santé en Pologne. Les propositions formulées visent directement à améliorer la situation des patients polonais en termes d'accès aux soins et d'efficacité du système de santé.
Nous remercions le Ministère de la Santé pour son ouverture au dialogue ainsi que les entreprises pour leur engagement et leur précieuse contribution substantielle.