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Différences culturelles : France – Pologne


 

 

 

Différences culturelles – France

 

Rédigé par

 

Magdalena Niniewski

Les clefs de décryptage de la mentalité polonaise ou comment mieux fonctionner dans l’univers interculturel franco-polonais ?

«Avant tout, essaye de comprendre»

Stephen Covey

En guise d’introduction

La Culture c’est la somme des représentations attachées à la perception de nous-mêmes, des autres et de notre environnement (sociologique, économique, politique, historique). Chaque pays a sa propre manière de voir et de faire les choses.

Elle est basée sur des règles non dites partagées par une communauté. Pour comprendre ces codes cachés et apporter des réponses adaptées, il faut des décodeurs.

Ces décodeurs sont d’ordre exogène et indogène. Le premier c’est la connaissance à minima du passé, des coutumes, des événements historiques, politiques, sociologiques qui ont contribué à créer l’identité du pays et de la nation que nous découvrons. Le deuxième c’est est notre propre attitude – d’ouverture, de curiosité et de tolérance par rapport à la différence. 

Pour construire avec notre interlocuteur d’une autre culture que la nôtre, il faut aller au-delà de nos croyances, de nos valeurs et de nos présupposés et schémas, et se familiariser avec les croyances, valeurs et présupposés de l’autre.

Et même, si l’on a l’impression que la culture polonaise et française sont si proches car faisant partie du même socle de la culture européenne et chrétienne, force est de constater que les us et les coutumes au bord de la Vistule ne sont pas du tout les mêmes que ceux au bord de la Seine.

En effet il y a plusieurs spécificités qui perdurent aussi bien dans la vie de tous les jours, mais aussi et surtout dans le monde du business. Celui-ci a fait sa vraie émergence  après l’année 1989 au moment où apparaît l’économie du marché. Par conséquent le monde des affaires, l’univers des sociétés privées (et non pas d’état), l’apparition de vrais managers (et non pas juste des gestionnaires de la production) qui ont donné  naissance à une culture managériale au sein des entreprises – sont des phénomènes relativement récents. Quand on compare la courbe de maturité de sociétés, de la culture managériale en Pologne et en France, on constate un certain décalage : 25 ans d’âge à peine contre une tradition plus que centenaire…

Vue d’ensemble

Certes, ce décalage a été assez vite comblé par la volonté farouche des Polonais, qui étant des élèves  très doués, ont passé des derniers de la classe en tête de classe. Cela n’empêche pas qu’au sein des entreprises nous pouvons encore rencontrer certains résidus « de l’ancien régime », comme la faiblesse de la communication interne, l’importance de la hiérarchie et du formalisme.

N’oublions pas que les Polonais qui ont découvert le monde du travail avant 1989 avaient comme points de repères les références et les attitudes relatives à l’environnement et au modèle qui aujourd’hui est révolu (l’économie d’état, la planification, l’égalitarisme). Des notions comme la compétitivité ou la culture du résultat leur étaient alors étrangères. Il ont aussi souvent fait leur parcours professionnel dans une unique entreprise (d’état dans la plupart des cas) sans avoir de vrais opportunités de carrière, qui étaient souvent réservées aux membres du Parti, et non à ceux  qui avaient des vraies compétences, talents et motivations.

Encore aujourd’hui, nous pouvons observer que les responsables polonais formés sous le socialisme s’intéressent plus à la production et à la recherche des résultats un peu bâclés (d’ailleurs) qu’aux achats, au marketing, aux finances, à la stratégie (des secteurs quasi inexistant avant 1989). Sans parler du développement des talents et des performances individuelles et collectives au service de l’entreprise et des actionnaires – notions abstraites à l’époque. Les seules performances qui comptaient à ces moments-là c’étaient celles qui contribuaient à la construction du socialisme.  (Voir « L’homme de fer »  et « L’homme de marbre » – 2 films cultes d’un cinéaste polonais Andrzej Wajda). 

 

Le paysage du monde des affaires, de la vie entrepreneuriale de la Pologne d’aujourd’hui n’a donc rien d’avoir avec celui-ci qui était en vigueur il y a encore un quart de siècle. Beaucoup d’expatriés soulignent la grande flexibilité et l’esprit d’entreprise des trentenaires et quadras polonais. C’est vrai que dans la plupart des cas ce sont les gens ambitieux, bien formés, très dynamiques. En plus très souvent ils ont une expérience internationale et remettent en cause les modèles de gestion héritée du temps du communisme.

A tel point que dans certains cas nous pouvons constater que « l’élève a dépassé le maître » et nous rencontrons des Polonais imbus d’eux-mêmes, voire orgueilleux, qui savent déjà tout mieux que les autres et à qui on ne peut plus rien apprendre…C’est une nouvelle posture qui a remplacé celle pleine de complexes,  tellement  caractéristique des temps de PRL (République Populaire de Pologne) , l’époque où la Pologne passaient pour « la cousine pauvre de l’Europe ». Aujourd’hui on pourrait dire que les Polonais sont en train de prendre leur revanche par rapport à toutes ces années d’asphyxie et d’oppression connues sous le régime socialiste.

La Pologne, dans le paysage économique européen plutôt morose, et face au phénomène du déclinisme français, est considérée comme « l’ile verte »,  « un tigre de l’Europe » où le taux de croissance avoisine 3%  et où on observe un dynamisme et une volonté débordante de réussir.

La jeune génération étant formée dans de bonnes écoles (même si le phénomène des grandes écoles n’existe pas en Pologne, d’où l’absence de l’esprit de corps) a de plus en plus une notion de management, de culture d’entreprise, des démarches projets : planning, coûts, reporting. « C’est beaucoup plus naturel aujourd’hui qu’en 2002. »  observe l’un des dirigeants expatriés depuis quelques années. “L’âge compte un peu moins aussi, il est maintenant assez clair qu’un jeune de 30-40 ans peut diriger une entreprise ou un service.” Grâce à cette professionnalisation des cadres polonais les expatriés de grands groupes sont souvent remplacés par ces derniers.

Enfin, deux mots sur la place de la femme : très privilégiée au sein de la société polonaise. Souvent les femmes sont très prisées comme collaboratrices ou chefs car on leur reconnaît des capacités d’organisation, d’entreprenariat et d’engagement exceptionnel. Elles veulent toutes réussir. Etant très ambitieuses et assoiffées de reconnaissance, elles méritent pleinement la chance de plan de carrière offerte par la Pologne capitaliste.  Elles représentent 35% de l’encadrement, un des taux les plus importants d’Europe. Beaucoup plus qu’en France ou en Allemagne.

Un paysage très encourageant pour des investisseurs étrangers. Mais comme il n’y a pas de rose sans épines, en voilà une : un très fort individualisme des Polonais, nourri par  la réalité des années du communisme puis la loi du plus fort de l’économie du marché.  Pour Frédérique, présente en Pologne depuis plusieurs années “avoir l’esprit « corporate » n’est pas encore quelque chose d’évident, la réussite de chacun ne passe pas d’abord par la réussite de l’entreprise mais par sa propre réussite.” Par conséquent l’engagement des salariés n’est pas  un acquis évident. Il est bon à savoir que la motivation des troupes repose largement sur la figure du chef et l’image qu’on projette sur lui.

Qui dit chef, dit aussi la hiérarchie. En deux mot la hiérarchie en Pologne peut paraître très lourde. C’est encore un autre héritage des années communistes et du conservatisme polonais. Cela se traduit par un grand respect des voies hiérarchiques. Les organigrammes dans certaines sociétés demeurent encore très verticaux. La prise de décision a lieu au sommet et la base exécute docilement. Cette façon de procéder crée une grande distance entre le management et les équipes. Elle affecte l’esprit d’initiative et l’autonomie des employés qui ne se manifestent pas comme on pourrait s’y attendre dans un pays où la « débrouillardise » était inscrit dans l’ADN de ses habitants. Les salariés attendent beaucoup de l’entreprise, et parfois expriment peu leurs attentes.

« Diriger une équipe en Pologne est une expérience très ‘responsabilisante’, beaucoup plus qu’en France » témoigne un autre dirigeant.  Pourquoi ? il continue : « car les Polonais ont beaucoup moins le sens de la contradiction que nous. Ils n’exprimeront pas forcément un désaccord. Et même si vous décidez d’aller dans le mur, ils vous laisseront y aller”.

Ils vont manifester plutôt leur désaccord par de la résistance passive qui est l’un des pièges dans lequel il ne faut pas tomber. « Au sein de l’entreprise, avec les partenaires, le dialogue est historiquement compliqué. Les choses ne se disent pas de façon directe et les sujets sensibles sont souvent abordés hors des réunions. » éclaire un autre témoignage.

Il est bon à savoir que les Polonais n’étaient jamais impliqués par le passé dans l’établissement de la vision d’entreprise – une autre notion abstraite – d’où parfois leur difficulté de discuter de la stratégie, entre eux-mêmes et  avec leurs supérieurs hiérarchiques.  Avec l’arrivée de la génération des managers nouvellement formés cette difficulté est en train de s’estomper.

Quant aux relations sur le lieu de travail, on pourrait encore rencontrer certaines formes de formalisme, qu’on pourrait qualifier d’un formalisme « vieille France ».

Parfois il est d’autant plus souligné par la politesse et la courtoisie : les Polonais accordent beaucoup d’importance au respect de l’autre. Le protocole et l’étiquette sont de temps en temps exagérés : baisemain (dans certains milieux et avec les gens d’un certain âge), la galanterie envers les femmes, vouvoiement et l’usage des titres.  L’âge est valorisé, comme en Chine, d’où la forme d’un certain « révérendisme ».

Le code vestimentaire parfois peut paraître encore assez strict, mais il tend à être moins guindé.

Fiche pratique

1er Contact & Salutations

Le premier contact est plutôt plein de courtoisie avec un savoir-vivre à l’ancienne (on peut observer encore le baisemain). Une grande galanterie est réservée particulièrement à l’égard des femmes.

Carte de visite doit être présentée obligatoirement avec les titres et les diplômes.

Dans le milieu des affaires, les cartes de visites sont bilingues (polono-anglaise).

Communication

Les Polonais sont assez directs, selon l’adage « ce qui est dans le cœur est aussi sur la langue ». Parfois, ils sont assez émotionnels.  Ils aiment  bien monter sur leurs « grands chevaux » afin de prouver qu’ils ont raison. Ils argumentent jusqu’à l’usure de leur interlocuteur. Ils n’aiment pas admettre lorsqu’ils ont tort. Ils aiment la confrontation. Parfois ils sont imprévisibles : ils changent de sujet, font beaucoup de digressions et peuvent être peu synthétiques.

Il arrive qu’ils ne répondent pas aux mails et aux appels téléphoniques.

Dans les mails, ils utilisent les émoticones.  

Rendez-vous d’affaires et réunions

Les réunions en règle générale sont considérées comme un outil de prise de décision, sinon c’est de la perte du temps.

Les Polonais aiment bien les présentations précises et factuelles. 

Les rendez-vous sont pris en avance et avec une limite de temps. 

Négociations

Elles doivent être précédées par le temps de « préparation du terrain ». Les Polonais sont très déterminés à défendre leurs objectifs. Leur attitude peut être de fière et d’orgueilleuse.  Les cadeaux sont souvent offerts aux clients pour les remercier de leur loyauté.

Les négociations conclues sont souvent arrosées par des alcools de marque. 

Dress code

Les femmes sont très coquettes et élégantes : coupe de cheveux à la mode, look soigné et up to date. Elles portent souvent les chaussures à talon et de jolis bijoux. Les hommes sont élégants et arborent chemises toujours repassées et cravates en soie.

Sujets à éviter

La religion, l’avortement, les maladies graves.

Faire attention à la susceptibilité des Polonais

Particularités

Les Polonais ont le sens de l’hospitalité tout comme le sens de la fête : ils aiment bien manger, boire et danser. La vodka est de plus en plus remplacée par de bons vins et d’autres alcools : cognac, whisky. 

Les Polonais sont également très fiers de Frédéric Chopin, Marie Curie (à laquelle ils ajoutent toujours son nom de jeune fille, Sklodowska) et Copernic. Il ne faut donc surtout pas oublier que ces trois personnages sont polonais.

 

« Pour comprendre le présent, il faut connaître le passé »

 

Brève histoire de la Pologne ou de la tribu des Polanes – peuple des plaines. Quelques dates :

VIIe s. – plusieurs tribus slaves s’établissent à l’est de l’Oder

966 naissance de l’état polonais; Mieszko I se convertit au catholicisme romain plaçant la Pologne sous la protection du pape

1000 – la Pologne est reconnue comme un Etat par l’empereur germanique

1364 – Fondation de l’Université de Cracovie, 2e Université en Europe de l’Est après celle de Prague

1386 – Alliance avec la Lithuanie sous le roi Ladislas Jagellon et deux siècles de l’age d’or économique et culturel

1572 – 1772 – la « République nobiliaire », XVIs : Pologne s’étend de la mer Baltique à la mer Noire (le roi Stefan Batory), ensuite les guerres et les conflits avec les Russes, les Suédois, les Cosaques et les Ottomans avec la défaite des Ottomans à Vienne infligée par l’armée du roi polonais Jean III Sobieski

1717 – le début de l’ingérence russe en Pologne avec le traité de Varsovie imposé par le tsar Pierre le Grand

1772 – 1975 – 3 partages de la Pologne entre l’Autriche, la Prusse et la Russie

1775 – le troisième partage : le roi doit abdiquer et la Pologne est rayée de la carte

1807 – 1815 suite aux victoires de Napoléon 1er sur la Russie et la Prusse, le grand duché de Varsovie est créé

1919 – la renaissance d’un Etat polonais indépendant est confirmé par le traité de Versailles – l’homme d’état de l époque d’entre deux guerres: le maréchal Józef Piłsudski

1939 – 1945 – la deuxième guerre mondiale : Katyń, Oświęcim (Auschwitz), insurrection du ghetto, insurrection de Varsovie

1945 – Conférence de Yalta et de Potsdam et la République populaire de Pologne est née sous la domination soviétique

1947 – la victoire des communistes après les élections législatives truquées

1955 – signature du Pacte de Varsovie

1970 – répression violentes des émeutes de Gdansk et l’arrivée d’un nouveau 1er secrétaire du Parti au pouvoir Edward Gierek (ancien mineur et militant communiste en Belgique) – quelques années du « dégel politique » et de la « prospérité » financée à l’aide de crédits occidentaux

1978 Karol Wojtyla est élu pape sous le nom de Jean-Paul II, sa première visite-symbole en Pologne en 1979

1980 – crise économique provoque des grèves des chantiers navales de Gdansk et dans toute la Pologne : Solidarność est née

1981-1983 – « la loi martiale » proclamée par général Jaruzelski

1989 – première élection libre en Pologne – le pays adopte le système capitaliste et la démocratie parlementaire

1990 – Lech Wałęsa est élu Président de la Pologne

1991 – Dissolution du Pacte de Varsovie

1999 – Adhésion de la Pologne à l’OTAN sous la présidence de l’ancien communiste Kwaśniewski

2004 – La Pologne devient membre de l’Union Européenne

2006 – La  Pologne devient la première « gémélocratie » avec les frères Kaczyński en tant que Président et Premier Ministre, tous deux issus du parti Droit et Justice

2007 – Elections législatives et victoire des libéraux du nouveau premier ministre Donald Tusk de la Plateforme Civique

2012 – Euro 2012 a eu lieu en Pologne (et en Ukraine)

2014 – Donald Tusk – l’ancien premier ministre élu au Parlement Europpéen

Les traits communs des Polonais ou le portrait « intérieur » du Polonais :

         Quelques défauts :                                    

  • Forte émotivité / impétuosité / imprévisibilité
  • Esprit „brouillon” / manque de rigueur
  • Intolérance / conservatisme
  • Susceptibilité/ orgueil / fierté
  • Tendances à se plaindre de tout (victimisation)
  • Sentiment d’être abusés par l’Histoire et par les autres – (ils se sont considérés malheureux, lésés, rejetés donc ils attendent une compensation)
  • Complexe d’infériorité (par rapport aux étrangers) et manque d’assurance (parfois)
  • Dignité démesurée – volonté de se battre, de défendre leur honneur
  • Méfiance vis-à-vis de leurs compatriotes et jalousie de leur succès – difficulté de travailler en équipe
  • Esprit individualiste qui mène à un fonctionnement par petits groupes, une sorte de « clique » (fractions).

           Mais aussi des qualités :

  • Ouverture d’esprit et soif d’apprendre, faculté à assimiler rapidement de nouvelles connaissances
  • Coté extrêmement débrouillard – font tout au dernier moment mais grâce à leur sens d’improvisation très développé, les Polonais « retombent toujours sur leurs pattes »
  • Passion et enthousiasme manifestés dans l’engagement autour d’un projet ambitieux
  • Fiabilité et respect de la parole donnée
  • Ambition et sens du défi
  • Volonté de réussir
  • Coté travailleur, studieux et volontariste
  • Motivation manifestée à l’égard de nouvelles opportunités de business ou de carrière
  • Capacité de s’inspirer de meilleurs modèles qui ont fait leurs preuves ailleurs
  • Goût du risque (même si parfois inutile et exacerbé)
  • Capacité à se dépasser et persévérance pour atteindre les objectifs fixés
  • Peuple très chaleureux et accueillant, ayant un sens de l’hospitalité hors du commun
  • Ils sont attachés aux valeurs, aussi bien familiales que patriotiques.

 D’autres caractéristiques propres aux Polonais :

En aimant l’indépendance et la liberté d’action et de pensée, ils supportent difficilement les ordres et les contraintes.   

Les Français les jugent comme : « bons exécutants, bons techniciens, ouverts, débrouillards, mais aussi fiers et susceptibles, manquant d’initiative et d’autonomie, peu aptes à prévoir, ne s’engageant pas… » Il est vrai que l’héritage de plus de quarante ans de communisme se fait encore parfois ressentir dans les mentalités de certains Polonais.

La jeune génération, est, pour la plupart, composée de gens assoiffés de savoir et de développement de compétences, parlant souvent plusieurs langues étrangères, ayant fait ou complété leurs études à l’étranger.

Il s’agit donc d’un drôle de mélange de la Pologne capitaliste très avancée et de traces laissées par le passé communiste.

Ce que les Polonais apprécient au travail:

  • La stabilité d’emploi
  • Une bonne organisation
  • De bonnes relations avec leurs collègues et leurs supérieurs
  • Le respect
  • Un climat chaleureux, quasi familial et amical
  • Un chef autoritaire, qui sait ce qu’il veut (1 personne interrogée sur 5)

Ce qu’ils apprécient peu ou pas du tout:

  • Les performances individuelles, ainsi que les innovations et la créativité

(selon les études menées par un professeur de sociologie Janusz Hryniewicz dans  « Les relations de travail dans les organisations polonaises »/ « Stosunki pracy w polskich organizacjach »)

Quelques conseils pour mieux fonctionner avec les Polonais :

  • Apprendre le polonais ou du moins montrer un certain intérêt pour cette langue
  • Rechercher un(e) collaborateur(trice) clef qui serait le relais de projets entrepris
  • Mettre en place le management participatif et expliquer la contrepartie ; engager les responsabilités individuelles pour ne pas tout noyer dans la « responsabilité collective »
  • Savoir discerner dans les conseils (discours) des collaborateurs :

-       ce qui est dit pour vous faire plaisir

-       ce qui est dit parce que vous voulez l’entendre

-       ce qui est dit pour éviter les problèmes

           sinon vous risquez de prendre  des décisions erronées

  • Clarifier les directives, être très explicite – ne pas oublier que les Polonais n’osent pas poser des questions de peur d’être pris en défaut, par fierté ou orgueil
  • S’assurer que votre interlocuteur comprend quel résultat est attendu et qu’il saura comment l’obtenir
  • Donner du sens au travail  – démontrer un enjeu collectif et développer l’esprit d’équipe pour lutter contre l’individualisme
  • Créer des groupes de projet
  • Ne pas jouer les donneurs de leçons et rester humble
  • Respecter les traditions et célébrer les fêtes communes
  • Ne pas se décourager par la notion du temps très « élastique »                                                             

La perception des Français par les Polonais – source de perplexité :

  • Actionnaire / Investisseur français : chance ou menace ?
  • Partenaire du business ou colonisateur qui arrive avec une mission de civiliser un peuple et un pays encore « sous développé »?
  • Maître qui oblige tout le monde à adopter son modèle ou transmetteur du savoir-faire à forte valeur ajoutée ?
  • Donneur de leçons, mégalomane considérant qu’avant son arrivée, c’était la table rase, ou partenaire/chef respectant la réalité polonaise et jouant tout d’abord dans « le camp polonais » ?
  • Un être ouvert et curieux, motivé à découvrir à minima la culture de la Pologne ou ignorant, imbu de lui-même, n’accomplissant aucun effort de compréhension de la réalité et de la mentalité polonaises, se contentant de reproduire ses schémas français (« copié-collé ») ?

La Chambre de Commerce et d’Industrie France Pologne (CCIFP) est une association d’employeurs, réunissant plus de 450 entreprises françaises et polonaises. Depuis 1994, la CCIFP travaille pour le développement des relations d’affaires franco-polonaises. La CCIFP coopère avec CCI de France (www.cci.fr) et en même temps, elle fait partie du réseau des Chambres de Commerce et de l’Industrie Françaises à l’Etranger, CCI France International (www.ccifrance-international.org).

Le Centre de Développement des Affaires a pour vocation de vous aider à développer votre projet commercial en Pologne. Composé d’une équipe bilingue et expérimentée, le département « appui aux entreprises » agit pour le compte de votre entreprise. Nous vous guiderons de A à Z dans vos démarches commerciales en Pologne.

De la transmission d’informations générales sur la Pologne à l’implantation, nous proposons une gamme de services adaptée à la problématique de votre entreprise : études de marché, recherches de partenaires, locations de bureaux, plus de services >>>>>>

Contactez-nous : ccifp@ccifp.pl , Tél. 0048 22 696 75 80.

L’auteur de cet article est Magdalena Niniewski – fondatrice et dirigeante du cabinet Evolutis.      

Consultante et coach franco-polonaise, partageant sa vie professionnelle et personnelle depuis plusieurs années entre la Pologne et la France, Magdalena accompagne aussi bien les hommes que les femmes au sein des organisations afin de leur permettre de trouver le meilleur mode de coopération. Elle contribue au développement de leur leadership, de leur communication et du renforcement de leur intelligence relationnelle individuelle et collective, entre autres, dans le contexte interculturel. Elle est aussi spécialisée dans le domaine du management interculturel.

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Date de la publication: 2012-02-06 13:17:44